Cet ouvrage démontre, en s'appuyant sur des exemples concrets et sur les dernières études scientifiques disponibles en psychologie, neurosciences, éthologie, et en économie que, contrairement à ce que l'on raconte souvent : l'homme est naturellement bon. On veut nous faire croire que le réflexe naturel de l'homme est d'être un loup pour ses semblables. La théorie économique repose sur ce postulat d'un décideur rationnel qui ne pense qu'à lui. Les films de catastrophe naturelle ou d'incendie nous montrent les gens courir en écrasant les victimes ou pillant les biens. C'est ce qu'on voit partout et pourtant c'est faux : face une menace force, le réflexe naturelle de l'être humain est au contraire la coopération, l'entraide, l'attention aux plus faibles. Cela a été vu aussi bien lors du World trade center que lors de l'inondation de la Nouvelle Orléans où les gens ont chois de s'aider à leur propre dépens. Toutes les expériences en laboratoire avec des volontaires montrent l'inclinaison spontanée de l'homme à choisir la voie de la bienveillance et de la coopération. Devant un danger imminent pour autrui, lorsqu'il n'a pas le temps de réfléchir, l'homme se précipite à son secours. Même chez les autres mammifères, on constate la sur-adaptation de ceux qui coopèrent.
Matthieu Ricard s'efforce dans son ouvrage de démontrer :
1/ qu'il existe de nombreux moyens d'encourager chez l'homme cet élan spontané vers l'entraide (méditation, prise en compte du développement humain dans les choix économique et de société)
2/ que l'humanité ne survivra qu'à ce prix.

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