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Humilité : 8 indices pour distinguer la vraie de la fausse


La vraie humilité est positive, la fausse humilité est la manifestation la plus aboutie de l’orgueil. Apprenez à les différencier pour devenir meilleur.


Vraie humilité
Fausse humilité
1
Accepter de dépendre des autres : Être conscient que si j’avance, ça ne dépend pas de moi mais de tous ceux qui m’ont aidé dans le passé ou me soutiennent aujourd’hui. Se réjouir que l’on ne puisse rien faire sans l’aide des autres, même s’il est paradoxalement plus difficile de recevoir que de donner.
Défendre farouchement son autonomie, ne rien demander à personne, ne pas aller vers les autres. L’obsession de l’autonomie de nos contemporains (conséquence de l’individualisme roi) est nuisible et franchement contraire à la vraie humilité.
2
La bonne estime de soi est une confiance en soi accompagnée de la conscience de ses fragilités. S’aimer sans arrogance et sans à-coup. Considérer que toute personne a de la valeur, et possède des talents utiles à la société, soi-même compris, et que seuls nos comportements, pas notre personne, peuvent être mauvais. Être indulgent vis-à-vis de soi-même, se reconnaître à la fois faillible et valable.
La détestation de soi : cette attitude cache en fait un égo boursoufflé et meurtri. Se dévaloriser ou au contraire se glorifier, en fonction de ses succès ou échecs, est un poison.
3

La persévérance dans le bien et la recherche de l’excellence, malgré les faiblesses et rechutes de soi-même et des autres dans des comportements médiocres.
La patience face aux obstacles de toute sorte : retards, perte de temps, réglementation, contrôles, moqueries, incompétences des autres…
Le découragement, la complaisance ou le renoncement lorsqu’on est confronté aux faiblesses et rechutes de soi-même et des autres dans des comportements médiocres.
La colère face aux obstacles : « je ne supporte pas d’attendre » ; « les autres sont nuls » …
4
La bonne prudence au sens de discrétion, finesse, tact, anticipation, écoute, politesse, préparation, attention aux émotions et besoins des autres.
La mauvaise prudence au sens de timidité, peur, duplicité, dissimulation, silence devant les injustices. L’humilité, ce n’est pas de fuir ses responsabilités, c’est au contraire de répondre à sa vocation et aux appels reçus, avec courage, détermination, c’est s’opposer aux injustices avec force, c’est se donner sans compter pour le bien commun.
5
Cacher ses bonnes actions, ne pas se glorifier et vanter devant les autres, ne pas parler à tort et à travers sans savoir, ne pas étaler sa culture, apprécier les marques de reconnaissance des autres sans en faire l’alpha et oméga de sa vie.
Se cacher : la misanthropie, la fuite du monde, se draper dans un splendide isolement, sont des manifestations de l’égo d’un désir secret et éperdu de reconnaissance doublé d’une prétention à la mépriser. Or personne ne peut prétendre être au-dessus du besoin naturel de reconnaissance.
6
Faire avec zèle les tâches ingrates et discrètes : prendre en charge spontanément des actions modestes et anonymes et les faire avec conscience, dévouement et compétence.
Considérer que ce que l’on fait n’a pas de valeur : « je ne sers rien », « je fais le sale boulot » « je ne suis qu’un pion ». Du coup, éviter ou mal faire ces tâches ingrates et sans visibilité.
7
Renoncer aux gloires de ce monde (célébrité, honneurs, toujours plus d’argent et de biens matériels, médailles, reconnaissances officielles…)
Renoncer à toute ambition, d’utiliser au mieux les talents et compétences que l’on a reçus pour construire un monde meilleur, et pour réaliser pleinement sa vocation au service de la communauté humaine.
8
Faire grandir les autres en leur faisant confiance: C'est dans la mesure où nous cherchons à faire grandir l'autre que nous devenons nous-mêmes grands à travers lui. C'est en consacrant toutes nos forces pour qu'il passe devant nous, qu'il soit plus fort que nous, que l'on devient soi-même pleinement supérieur.
Se sacrifier, faire à la place des autres : On prétexte qu’on se sacrifie pour les autres alors qu’en réalité, on se substitue aux autres parce que soit on est convaincu qu’on ne peut pas déléguer à des incapables soit on utilise le travail comme une dépendance, un moyen de fuir ses problèmes personnels.

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